4.8 - Alger mai/juin 1958 - De Gaulle arrive à Alger le 4 juin1958

III - Histoire et récits - De 1945 à 1962 les évènements

LE DISCOURS DU 4 JUIN 1958 « Je vous ai compris »
La guerre d’Algérie comporte deux dates essentielles : le 1er novembre 1954 et le 13 mai 1958. La première marque le début du conflit, la seconde le commencement de la fin. Paradoxale issue d’une journée (...)

 

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1 - LE DISCOURS DU 4 JUIN 1958
« Je vous ai compris »

La guerre d’Algérie comporte deux dates essentielles : le 1er novembre 1954 et le 13 mai 1958. La première marque le début du conflit, la seconde le commencement de la fin. Paradoxale issue d’une journée conçue pour affirmer la pérennité de la présence française sur la force algérienne.

* Le FLN, qui a déclenché l’insurrection de la Toussaint sanglante, a pris des coups. Il a perdu la Bataille d’Alger en 1957. Depuis le début de 1958, ses katibas se font décimées en tentant de franchir la Ligne Morice à la frontière tunisienne. Ceci étant, il reste solide. Le plan Challe qui le mettra à mal militairement, n’interviendra que dans un an. Pour l’heure il tient de solides bastions, surtout dans le Constantinois et en grande Kabylie. Curieusement durant ces journées de mai 1958, il fera peu parler de lui. Pourquoi ? Surpris peut-être par l’évènement qui semble porter atteinte à sa représentativité.

* L’armée française, avec ses 400.000 hommes sur le terrain, est omniprésente. Il n’est guère d’endroit où l’on ne voit le drapeau tricolore flotter au-dessus d’un poste ou d’un regroupement. Le contingent –service militaire de 27 mois – appelé à la rescousse en février 1956, a permis de gonfler les rangs et de faire face aux multiples mission imposées par le climat d’insécurité : protection des points sensibles, patrouilles, embuscades, escortes opératoires diverses pour débusquer le « fell ». Sans oublier l’action humanitaire pour suppléer à bien des carences, de l’assistance médicale à l’enseignement. Rien en Algérie, dite française, ne peut se faire sans l’armée. Sans elle, le pays est livré au terrorisme et au sang. D’autant qu’elle sait incorporer un nombre de plus en plus important d’enfants du pays qu’ils soient tirailleurs enrégimentés ou supplétifs à des titres divers. (Ils seront près de 200.000 dans deux ans).

* Les Européens frisent le million, implantés parfois depuis plusieurs générations, ils entendent – souci légitime – vivre dans le pays qui les a vus naître et où ils ont leurs attaches. Dans leur grande majorité, ils sont des citadins, ancrés dans deux métropoles Alger et Oran. Ceux qui vivent dans le bled et qui continuent de travailler dans les villages, dits de colonisation, ne sont pas sans mérites. Les ruraux ont payés un lourd tribut à la rébellion.

Communiqué par Philippe PLACE - Président A.S.A.F. - 07 - Ardèche - Tournon - 04 75 07 25 63
Niveau national : 18 rue de Vézelay - 75008 Paris

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