1.5 - Encore un jour de deuil - Gilles Bonnier 26 mars 2015

XII - 50 ans après - Lundi 26 mars 1962.

ENCORE UN JOUR DE DEUIL

26 mars, triste anniversaire du massacre de la rue d'Isly, à Alger le 26 mars 1962 : plus de 60 civils assassinés (beaucoup d’autres blessés) lors d’une manifestation pacifique (sans armes évidemment, avec des drapeaux français comme banderoles ...), mais attirés dans un traquenard mortel. Des hommes, des femmes, des enfants abattus, et souvent achevés au sol (y compris un médecin venant les secourir), aux fusils mitrailleurs pendant plus de 10 minutes.

Cette affreuse "bavure" (délibérée?) commise par un détachement des forces dites de l 'ordre: en fait de jeunes soldats arabo-berbères récemment engagés et venant du "bled" absolument pas en mesure de réagir avec sang-froid et discipline, mais cependant autorisés par leur hiérarchie à avoir des armes de guerre excessivement meurtrières et chargées...même si certains officiers supérieurs n'étaient pas d 'accord.

Le pouvoir politique responsable de l'ordre public en Algérie (Christian Foucher, haineux au plus haut point vis à vis des Pieds Noirs parlé d’un tir de provocation, mais qui en serait responsable?) sur le détachement militaire venant d'un balcon : ce tir supposé n'a pas fait de victime, mais immédiatement les fusils mitrailleurs des tirailleurs se sont acharnés sur la foule devant eux et pendant de très longues minutes. Qui va faire croire à quiconque qu'un soldat riposte, bien évidemment, sur une autre cible (des civils désarmés et pacifiques) quand il essuie un coup de feu venant d'une autre direction.

Voilà pourquoi beaucoup d’historiens parlent d'une machination et d'un crime d'Etat, en s'appuyant sur les témoignages, les archives, les déclarations a posteriori de certains responsables civils ou militaires, le contexte politique de l'époque et les conséquences qu'a eues cette tragédie : une "contribution décisive " à l 'exode inéluctable d' un million de nos compatriotes Pieds Noirs, se voyant abandonnés et livrés à la double menace du terrorisme du FLN et de l'hostilité des autorités françaises supposées les protéger ( mais rue d'ISLY ces dernières se comportèrent en assassins et parfois ailleurs jusque 'à l 'indépendance )

Un exil de plus d’un million de Français d’Algérie, des Pieds Noirs et des Harkis avec leurs familles, pour fuir la terreur et le CERCUEIL, souvent avec quelques VALISES, laissant derrière eux leur pays et beaucoup de leurs proches assassinés...

Gilles Bonnier - Secrétaire général du Comité de liaison des associations nationales de Rapatriés ( Clan-r ) 

VALLS2611

Envoi de Jean Brua mars 2015

12. la seule voie possible

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