5.12 - Centenaire d'Albert CAMUS - LEHMANN, BRUN et MONNERET

1 - Albert Camus Français d’Algérie de Gérard LEHMANN

Albert Camus a, depuis les années 60, été victime de récupérations ou des mises en accusation par les champions d’un historiquement et d’un politiquement corrects qui sont l’expression d’une foi plutôt que d’une pensée.

Le présent ouvrage, constitué d’une série de textes –à l’origine des essais publiés pour certains dans la revue danoise Nok– ou encore de conférences, a l’ambition de contribuer à donner de l’auteur et de son œuvre une image autre que celles dont les ténébrions – les amoureux des ténèbres intellectuelles, ainsi qualifiait-il ses censeurs – eurent trop longtemps le monopole.

Plusieurs décennies sont passées depuis que Gérard Lehmann s’est installé au Danemark. La plus grande partie de sa carrière s’est déroulée à l’Université du Sud Danemark où sa recherche et son enseignement ont concerné la culture française et de langue française.

Il lui a fallu du temps, en fait plusieurs années, pour qu’il revienne aux jours anciens: celui d’une enfance et d’une adolescence frontalières, d’une famille algéroise, d’un engagement fort pour la préservation d’une Algérie française et fraternelle. Son livre La cendre et la braise, ensemble de souvenirs sur son combat et de réflexions sur le conflit algérien représente une étape de ce retour aux sources.

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 2 - Camus autrement de Jean-Pierre BRUN

Préface de Laurence Brun-Mircher.

Tel le Phénix le bel Albert semble renaître de ses cendres. Celui que l’intelligentsia avait anathématisé, pulvérisé, avant de le jeter dans les poubelles de l’histoire est réapparu semble-t-il, plus fringant que jamais.

Dans cette impressionnante commémoration soulignée par un feu d’artifice de publications, conférences, émissions, projections et autres manifestations, on a pu avoir trop souvent l’impression d’une récupération pseudo-intellectuelle sinon commerciale et le sentiment d’un camouflage de l’homme tel qu’il était, à savoir un authentique et fidèle fils de ce peuple algérois démembré, éparpillé par le ventilateur aveugle de l’histoire. Mais ce peuple algérois avec ses qualités et ses défauts, ses grandeurs et ses petitesses, sa joie de vivre et ses carences, qui peut donc encore l’évoquer dans sa réalité la plus crue alors que, pendant plus de cinquante ans, les couches successives de la sédimentation désinformatrice ont tout fait pour le masquer, le défigurer, la dénaturer, sinon le faire disparaître ?

C’est ce qui a poussé Jean-Pierre Brun aujourd’hui, à la faveur d’une balade toute fraternelle avec Camus, à redécouvrir et mieux comprendre ce fils de « chez nous ôtres », leur glorieux Prix Nobel. Sinueuse promenade à laquelle il invite à se joindre plus particulièrement les Pieds-Noirs, leur descendance, leurs amis et, pourquoi pas, les curieux et autres promeneurs de bonne volonté.

Nombre de Français d’Algérie et leur descendance n’ont connu leur célèbre compatriote qu’à travers un prisme déformant d’idées reçues, de préjugés malveillants, de raccourcis extrêmes, accessoire optique laissé aux mains des manipulateurs de cette opinion publique si impressionnable.

Son cursus professionnel, politique, philosophique et artistique n’a rien de rectiligne. La ligne droite n’a pas été pour lui le plus court chemin de Belcourt à Stockholm…

Né à Souk Ahras, Jean-Pierre Brun a sillonné l’Algérie. Il est l’auteur de plusieurs livres sur la Guerre d’Algérie, notamment ses souvenirs de combattant politique.

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3 - "CAMUS et le Terrorisme" de Jean MONNERET

Description de l'ouvrage

Date de publication: 12 septembre 2013 | Série: Essai

« J’ai toujours condamné la terreur. Je dois condamner aussi un terrorisme qui s’exerce aveuglément dans les rues d’Alger par exemple, et qui peut un jour frapper ma mère ou ma famille. Je crois à la justice, mais je défendrai ma mère avant la justice. »

En condamnant la terreur comme système politique et arme de guerre, Camus est devenu le bouc émissaire de l’intelligentsia. La fameuse apostrophe par laquelle il honnit le terrorisme a été souvent déformée ; elle lui est toujours reprochée.

À ses yeux, le terrorisme est le fléau de notre époque. L’organisation terroriste, parce qu’elle s’attaque à des civils innocents, parce qu’elle postule la diabolisation de l’adversaire et met en avant l’idée de responsabilité collective, reproduit ce qu’elle voulait abolir : l’arbitraire. Elle joue toujours contre la justice.

Camus a distingué le terrorisme révolutionnaire et le terrorisme d’État, mais pressenti qu’on pouvait passer de l’un à l’autre. « Quelle que soit la cause que l’on défend, elle restera toujours déshonorée par le massacre aveugle d’une foule innocente. »

Comme l’écrivit La Bruyère, il apparaît de temps en temps sur la surface de la Terre des hommes rares. Tel fut Albert Camus. Ennemi du terrorisme d’État, ennemi du terrorisme tout court, il fut la voix de ceux que l’on privait de parole. Pour lui, l’axe fondamental de l’action politique devait être de ne pas consentir au Mal et de ne pas légitimer le meurtre. Une leçon qui ne sera jamais perdue.

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4 - Albert CAMUS - Prix Nobel de Littérature - 17 octobre 1957

 

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