1.1 - Qui sont-elles ?

X – Les actions – Les Folles de Mars « Alger 26 mars 1962 » Commémorations - Marches silencieuses - Motion – Dossier de presse – Auprès des élus

Qui sont-elles ?

RUE D’ISLY – PLATEAU DES GLIERES
Alger 26 mars 1962

 

Nous sommes seulement un petit groupe de femmes qui s’est constitué spontanément parce que nous nous sommes retrouvées, par hasard, 42 ans après la tuerie du 26 mars à Alger, au sortir d’un long silence.

Nous avons, toutes, eu l’un des nôtres assassiné ce jour-là : un père, un mari, une mère, un enfant, un frère………

Bien que la vérité soit aujourd’hui connue, des gens, des élus, des gouvernants, mais non reconnue dans l’histoire officielle de la nation française, nous voulons sortir de notre silence et de notre souffrance pour témoigner qu’ils sont là, attendant justice et reconnaissance.

Notre petit groupe est devenu un « collectif » auquel nous avons donné le nom « Les folles de mars », en référence aux « Mères de la place de Mai » en Argentine. La junte militaire les avait appelées « Les Folles de Mai » par ironie car elles avaient osé défier la dictature en réclamant la vérité sur la disparition d’êtres proches, en bravant l’inertie et le silence des institutions.

Oui nous sommes restées silencieuses durant 42 ans de notre vie. Nous avons dû survire à l’horreur de cette tuerie, à l’exode, à l’exil. Il y avait les enfants d’abord, il fallait vivre... Mais sûrement ce silence nous a-t-il protégées de la douleur et du désespoir. Et puis nous nous sommes mises debout, avec au cœur toujours une plaie ouverte.

Nous avons beaucoup de gratitude pour tous ceux qui se battent toujours et encore pour sauvegarder leur mémoire et leur rendre justice, mais leur mémoire reste ensevelie dans les ténèbres de l’abandon dans lesquelles les ont plongés les puissants. Le temps des historiens n’est peut-être pas encore venu…

Nous voulons témoigner à notre tour, à notre manière, dans un mouvement qui nous porte, telles « les folles de la place de mai en Argentine ».

Avec leurs portraits et nos banderoles, nous rejoignons les « Filles de Disparus » pour des marches silencieuses, nous déposons des motions dans les préfectures à destination de la Présidence. Nous distribuons un dossier de presse, réalisé avec l’aide de Jean Brua, aux médias, aux politiques, aux associations, lors des congrès …Nous sommes toujours vêtues de blanc. Nous offrons au public, aux manifestants à nos côtés, les fleurs blanches de nos bouquets et nous faisons monter au ciel, dans l’infini, des ballons blancs, envol de leur âme libérée, l’immatériel de leurs êtres, vers la lumière et le détachement des valeurs de ce monde.

Nous demandons inlassablement la création d’une commission d’enquête et l’ouverture des archives, la levée de ce secret qui pèse sur cette infâme raison d’Etat et maintient le donneur d’ordre bien à l’abri.

Nous recherchons parmi les familles des victimes, celles qui voudraient se joindre à nous ou bien nous autoriser à témoigner pour elles.

Nous voulons que l’État reconnaisse officiellement sa responsabilité dans le massacre, nous voulons la reconnaissance officielle de la date du 26 mars.

Nous continuerons de réclamer cette date pour une commémoration officielle.

Nous voulons que chacun de leur nom soit gravé dans la pierre qui portera le nom «Alger 26 mars 1962 – un assassinat d’Etat ».

Simone GAUTIER, 14 avenue de France, 06400 Cannes

 

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   Au Mémorial de Notre Damme d’Afrique, à Théoule sur mer, vous trouverez l’inscription : « Nous avons le souvenir – Ils ont l’immortalité »

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Annie

Francoise 2Francoise 1
Françoise

Henriette 2Henriette 1
Henriette

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Jackine

Marguerite 1Marguerite 1
Margueritte

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Nicole

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Simone

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